Alors c'est parti. Admettons que je commence ma "veille" de modération : dans un onglet, j'ai le hashtag #Fediblock pour voir quels sont les nouveaux messages. Je fav ceux traités pour que je puisse repérer où je m'étais arrêté.
J'ai tendance à suivre le même mode opératoire, et selon ce que je trouve, je ne vais pas forcément au bout de l'enquête.
Précédemment j'ai expliqué la différence entre bloquer et silencier une instance, ainsi que mon opinion sur la nécessité de se tenir au courant des instances nocives pour les bloquer préventivement. Mais comment fait-on ça, justement ? C'est ce qu'on va voir !
Je vois parfois des gens déclarer :
"J'ai pour principe de ne bloquer aucune instance par défaut. Si je rencontre des problèmes avec une instance en particulier, alors on avisera."
C'est, disons-le, pas ma méthode de modération préférée.
"Attendre de rencontrer des problèmes" c'est la position de quelqu'un qui n'a jamais vécu de vague de harcèlement. Dans un monde idéal, ça serait normal. Dans notre monde actuel, c'est surtout révélateur d'une position privilégiée.
Ca fait 5 ans que je discute quotidiennement sur Mastodon, un réseau social décentralisé présenté comme une alternative plus sympa à Twitter. Et ça fait 5 ans que j'ai créé ma propre instance Mastodon, ouverte au public, que j'administre sur mon temps libre. Cette administration inclue la partie "admin système" (monter un serveur, appliquer des mises à jour quand une nouvelle version de Mastodon sort, résoudre des bugs s'ils ne sont pas trop horribles) mais aussi et surtout, la partie "modération".